[DLA D] Comprendre les enjeux de l’engagement associatif

L’Association Rénovation et l’Ifaid Aquitaine, qui porte le DLA en Gironde, ont proposé une journée de réflexion sur le thème de l’engagement associatif. La journée s’est organisée autour de trois tables rondes, avec la participation d’Edith Archambault, Jean-Louis Laville, Claire de Mazancourt, Pascale Moulévrier, Guillaume Plaisance et Lionel Prouteau.  Stéphanie Maupilé, chargée de mission DLA,  nous propose de revenir sur cet évènement et ses motivations pour l’organiser.

INTERVIEW DE STÉPHANIE MAUPILÉ

DLA Gironde – IFAID Aquitaine

 

[INSPIRATION]

Combien y a-t-il d’associations en France, combien de bénévoles, de salariés ? Quelles sont les évolutions des financements ? Quelles sont les évolutions sur plusieurs décennies du monde associatif ? Les associations ont souvent du mal à répondre à ces questions car elles ont peu de recul sur les enjeux globaux dans lesquels elles s’inscrivent. De la même façon, les partenaires institutionnels n’ont pas nécessairement une vision globale et précise sur tous ces points. Pour apporter des réponses à ces questions, il faut chercher des informations, les recouper, lire des ouvrages académiques. Tout ce travail  devient complexe lorsque le quotidien devient de plus en plus exigeant.

 

[ACTION]

Nous avons donc souhaité organiser ce temps d’échange en dehors des instances traditionnelles du DLA. Cet évènement est un moment de partage d’informations mais aussi une opportunité pour aller plus loin dans la réflexion. Deux objectifs ont guidé cette journée : réunir des chercheurs sur un thème qui nous tient à cœur, l’engagement, et ouvrir cet espace aux acteurs associatifs, aux institutionnels, aux étudiants pour croiser les approches et partager ces savoirs.

 

[CAPITALISATION]

L’IFAID, la structure pour laquelle je travaille et qui est porteuse du DLA, a pour premier métier la formation professionnelle. Chaque salarié, dont les chargés de mission DLA, sont à 80% sur une activité et à 20% sur une activité en lien avec la formation. Les chargés de mission DLA accompagnent des travaux de groupe de stagiaires, appuient la rédaction des mémoires, participent à des jurys, donnent des cours… Cette obligation « pédagogique et formative » fait prendre du recul. Elle permet également d’appréhender autrement son contexte de travail, de l’inscrire dans une histoire, de le mettre en regard d’autres politiques publiques. Elle pousse à interroger son sens, à creuser pour ensuite partager. Ce « pas de côté » permet de porter un nouveau regard sur ses pratiques professionnelles pour, in fine, les enrichir.